1996. Ce n’est pas la date de sortie d’un vieux tube oublié, mais le point de départ d’une règle qui continue de surprendre une partie des conducteurs français : rouler en 125 cm³ sans passer le permis dédié, sous conditions. Le dispositif, bien réel, reste pourtant source de malentendus, et gare à qui s’aventure sans maîtriser les subtilités du texte.
La règle n’a rien d’un passe-droit généralisé. Une formation de 7 heures s’impose à la plupart des candidats, sauf à pouvoir prouver une expérience de conduite régulière, acquise avant 2011 et jamais interrompue. Les critères, les démarches et le contenu de la formation sont autant de filtres qui décident qui peut réellement circuler en toute légalité sur une moto ou un scooter 125 cm³ avec un simple permis B.
Qui peut conduire une moto ou un scooter 125 cm³ avec un simple permis B ?
Rouler à 125 cm³ avec le permis B : l’idée attire, mais le droit ne laisse aucune place à l’improvisation. En France, il existe une fenêtre réglementaire, mais elle vise un profil bien précis. Pour prétendre au guidon, il faut conjuguer ancienneté du permis, expérience ou formation spécifique, et conformité technique du véhicule.
Depuis 2011, seuls les titulaires du permis B depuis au moins deux ans peuvent tenter l’aventure 125 cm³. Mais la pièce plastique ou rose n’ouvre pas automatiquement la voie : la participation à une formation de 7 heures en auto-école agréée est devenue la norme, excepté pour ceux capables de justifier d’une pratique régulière, antérieure à 2011, et validée par une attestation d’assurance.
La réglementation ne se limite pas aux motos. Tout deux-roues motorisé entre 50 et 125 cm³ et dont la puissance n’excède pas 11 kW entre dans le champ d’application, sans oublier les modèles à trois roues homologués L5e. Il faut donc cocher chaque case : ancienneté du permis, validation de la formation, caractéristiques du véhicule.
- Permis B obtenu depuis au moins deux ans
- Formation de 7 heures suivie en auto-école agréée
- Justification d’une expérience continue de conduite sur 125 cm³ avant 2011 (pour ne pas passer la formation)
- Véhicule limité à 11 kW maximum
L’accès facilité à la moto ou au scooter 125 cm³ n’a rien d’automatique. Les contrôles routiers sont fréquents et la moindre faille dans les justificatifs peut coûter cher. Avant de s’élancer, mieux vaut s’assurer que tous les documents sont à jour : le code de la route ne transige pas.
Dispense du permis 125 : à qui s’adresse vraiment cette exemption ?
La dispense du permis 125 ne concerne qu’une minorité de conducteurs, souvent chevronnés et attentifs aux moindres règles. Pour entrer dans ce cercle restreint, il faut détenir un permis B et avoir assuré, puis utilisé un deux-roues 125 cm³ avant le 1er janvier 2011, sans interruption. La preuve ? Une attestation d’assurance couvrant une période continue de cinq ans précédant cette date. Sans ce document, la formation redevient obligatoire.
Cette exemption ne s’adresse donc ni aux nouveaux titulaires du permis B, ni à ceux qui n’ont jamais pris le guidon d’un 125 cm³. Certains professionnels, comme les livreurs ou agents de service public ayant déjà utilisé ce type de véhicule, peuvent aussi bénéficier de la dispense, à condition de présenter les justificatifs adéquats. En revanche, les détenteurs d’un permis moto (A, A1 ou A2) suivent des règles différentes et ne sont pas concernés.
Le port d’un casque homologué reste impératif, tout comme le respect scrupuleux des obligations d’assurance. Aucun écart n’est toléré lors d’un contrôle. La dispense n’a de valeur que si tous les critères sont réunis, justificatifs compris : l’administration ne laisse rien au hasard.
Les démarches à suivre si la dispense ne s’applique pas à votre situation
Pas d’expérience continue sur un 125 cm³ avant 2011 ? Dans ce cas, la voie classique s’impose : suivre la formation spécifique de 7 heures. Elle concerne tous les titulaires du permis B qui souhaitent prendre le guidon d’un scooter ou d’une moto de cette cylindrée, sans pouvoir justifier d’une pratique antérieure reconnue.
Le parcours commence par l’inscription dans une auto-école agréée. Le choix de l’établissement pèse dans l’apprentissage : mieux vaut privilégier un centre reconnu, avec des formateurs expérimentés et un parc de véhicules en bon état. Les trois modules de la formation s’enchaînent : théorie, plateau, circulation. Chaque partie a son importance : comprendre le code adapté, maîtriser les gestes techniques, s’adapter à la route réelle.
Au terme des 7 heures, le centre délivre une attestation officielle. Ce document doit rester à portée de main : lors d’un contrôle, l’absence d’attestation entraîne une amende de 135 €, et en cas d’accident, peut mener à l’invalidation ou l’annulation du permis. Les forces de l’ordre vérifient systématiquement les justificatifs. En cas de doute sur votre situation, prenez conseil auprès de votre assureur ou d’un professionnel du secteur : mieux vaut une vérification en amont qu’un litige après coup.
Tout comprendre sur la formation de 7 heures : contenu, déroulé et conseils pratiques
Un parcours balisé pour les titulaires du permis B
Ce programme de 7 heures s’adresse à tous ceux qui veulent maîtriser un scooter ou une moto 125 cm³ sans disposer du permis moto. Il s’articule autour de trois grands axes, chacun ayant son utilité pour la sécurité et l’autonomie des conducteurs :
- Théorie : rappels du code de la route dédié aux deux-roues, analyse des risques, conseils pour être plus visible et bien s’équiper.
- Plateau : exercices de prise en main à basse vitesse, freinage d’urgence, trajectoires. L’occasion de se familiariser avec le comportement d’un 125 cm³.
- Circulation : mise en situation réelle, gestion du trafic, anticipation. Un moniteur diplômé encadre la séance.
L’équipement ne se discute pas : casque homologué, gants, veste adaptée, chaussures montantes. Soit vous venez avec vos affaires, soit vous vérifiez que l’auto-école peut vous équiper.
La plupart des centres concentrent la formation sur une journée, parfois deux selon les disponibilités. Ici, pas de stress inutile : il ne s’agit pas d’un examen mais d’une validation pratique. À l’issue, l’attestation remise fait foi lors des contrôles.
Pensez à interroger votre centre sur la possibilité de mobiliser votre CPF ou sur les aides financières mobilisables : certains dispositifs, parfois méconnus, peuvent alléger la facture. Tout est prévu pour garantir des bases solides et une circulation en toute légalité, sans improvisation.
Choisir la voie de la 125 cm³, c’est accepter un cadre exigeant, mais c’est aussi s’ouvrir de nouvelles perspectives de mobilité. Permis B en poche, formation validée ou expérience reconnue : les routes attendent, à condition de jouer la règle du jeu jusqu’au bout.


